Dans ces jours qui n'en finissent pas de déchanter, la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York le 4 novembre 2025 a été une formidable embellie. Crédité de 1 % un an auparavant, ce pétulant musulman est devenu le premier maire « socialiste » dans la plus grande ville américaine qui compte le plus de milliardaires au monde.
Une brève éclaircie ou bien le début d'un durable contre-feu ?
Enseignant à l'université Johns Hopkins, l'historien Tristan Cabello voit dans cette victoire un laboratoire pour la gauche.
Alors que nos gauches s'entretuent avec application en offrant un boulevard aux réacs les plus déboutonnés, il y a là sans doute pour nous du grain à moudre, surtout à la veille des municipales.
Gel des loyers, bus gratuits, crèches abordables.
C'est en répondant aux galères populaires que Mamdani a réussi. Avec bien moins de moyens financiers, il a battu Andrew Cuomo, figure de l'establishment démocrate, le parti qui, en méprisant les préoccupations des modestes, a favorisé l'élection de Trump.
Accusée bien sûr d'antisémitisme et de soutien du Hamas, toute la jeunesse de la communauté juive de New York a voté pour lui.
Et surtout Mamdani a laissé tomber les « culture wars », les guerres culturelles, c'est-à-dire les conflits identitaires et moraux qui masquent un agenda économique pro-patronat. Des débats dont notre gauche culturelle se gave depuis longtemps, loin des soucis du populo beauf et mal élevé.
Un entretien contre la déprime générale avec une surprise à la fin…
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